Quelques notes a propos du trekking :
« Rien de tel qu’un bon bol d’air pour se remettre sur
pied. » Vieil adage partout éprouvé il est
scientifiquement admis que l’air en altitude est bénéfique
pour la santé. La haute montagne reste un endroit
privilégier pour évacuer le stress et la fatigue.
Dépaysante de part ses paysages, elle laisse à tous une
impression incomparable. Le trekking –randonnée en
montagne- est d’ailleurs un excellent moyen pour se
recentrer, retrouver les joies simples qu’offre la nature.
Le cadre propice (ciel bleue, lumière cristalline vue sur
les cols enneigés) couplé à la marche offrent une
expérience unique dont bien peu peuvent se passer par la
suite.
La montagne que vous trouverez ici sera forcément
différente de celle que vous aurez laissé chez vous. Un
circuit classique comme celui de l’Anapurna », emprunté
par des milliers de touristes chaque année, implique des
franchissements à plus de 5416m (passe de Thorong la). Une
altitude à peu près égale aux plus hauts sommets Européen,
puisque le Mont-Blanc culmine à 4807 m et le mont russe
Elbrus à 5642 m. De plus et à la différence du vieux
continent, la haute montagne a des allures de plaine. En
plus de vos rencontres, vous y croiserez des Yaks et des
moutons. Ce sont des lieux de culture. La pomme de terre
bien implantée y pousse à coté des céréales –orge et
sarrasin -. Lors des mois chauds l’on peut même trouver
des légumes, cultivés comme dans les maisons vertes
tibétaines à l’abri des murs. Donc, temps que vous êtes
prudent et que vous prenez le temps de monter en altitude
vous ne risquez pas grand chose. La plupart des trek qui
passent par ces endroits peuvent présenter quelques
difficultés, mais ne constituent en aucun cas une aventure
risquée.
Comment choisir son trek
:
Depuis l’essor du trekking a grande échelle entamé dans
les années 1970 au Népal, la plupart des randonneurs sont
resté attaché aux parcours initiaux : Le circuit des
Annapurna, L’Annapurna base camp, L’Everest base camp , La
région du Kumbu (L’Everest) restent de grands classiques.
Ces circuits très pratiqués, sont jalonnés de gîtes (appelé
« Tea houses ») et de villages disséminés autour des
routes. Pour la plupart des locaux croiser des trekkeurs
n’est pas une surprise. Le circuit des Annapurna est
d’ailleurs souvent appelé « la piste de la tarte aux
pommes » en référence à la petite industrie locale qui a
su s’adapter au tourisme en tirant profit de ses vergers.
Une initiative bien venue puisque leurs gâteaux sont tout
bonnement délicieux !
Sortir des sentiers battus vous conduira à l’est des
Kanchenjunga ou du Manaslu Base camp, ou bien vers l’ouest
en direction du parc national de Shey Phoksumdo et de son
lac magique Rara. Ces parcours insolites vous mèneront
vers des régions plus reculées et de fait mieux préservées.
Loin de tout développement les villages traversés ne
possèdent ni gîtes ni infrastructures habituelles
réservées au tourisme. L’on vous proposera une nourriture
locale rudimentaire. Alors que les parcours classiques
connaissent un relief accidenté, la plupart de ces routes
ont un air de Far West. Suivre ces itinéraires implique de
porter soi même le matériel, tentes etc.…
A chaque formule ses avantages et ses inconvénients. Vos
envies et votre motivation feront sûrement la différence
au moment de prendre une décision et réserver votre
voyage. Pour se faire il peut être intéressant de
comprendre la classification de nos treks et les niveaux
de difficultés proposés. Trois facteurs rentrent en compte
pour estimer un parcours. Le dénivelé, l’état des pistes
et l’accessibilité des terrains parcourus. Un devis vous
est alors soumis tenant compte de ces critères.
Facile à Modéré : Jusqu’à une altitude de 3 500 m. Ces
parcours classiques nécessitent une condition physique
normale. Adaptés à tous, ils sont accessibles comme tout
bon Tintin, de 7 à 77ans.
Modéré à Difficile : Jusqu’a une altitude de 4500 m. Les
treks de cette catégorie ne sont pas forcément ardus, bien
que pouvant présenter des difficultés comme le circuit des
Annapurna. Cette classification s’établie en fonction des
obstacles rencontrés sur le terrain (franchissables pour
toute personne un tant soit peu qualifiée) et l’état des
pistes empruntés.
Difficile à Ardu. Jusqu'à 5 500 m. D’accès difficile,
comportant des franchissements délicats, ces treks
inhabituels vous conduiront sur des chemins plus escarpés.
Ces parcours s’adressent a des personnes possédant une
solide expérience de la marche en montagne ainsi qu’une
bonne forme physique.
Ardu : Ces treks se destinent à des personnes ayant envie
d’aventure. Dépassant les 5, 500 m ils cumulent toutes les
difficultés : Terrains laborieux, vierges de toute piste.
Vous naviguez à vue. Réservé aux personnes expérimentées.
Tentes ou auberges (tea
houses)
Reste à savoir si vous souhaitez réaliser votre trek en
tente ou en auberge. Choisir la tente suppose que vous
aurez vous même à la porter moyennant quoi vous pourrez
vous installer ou bon vous semble. Dans un village (en
échange d’une faible participation) ou bien en pleine
nature si le site s’y prête. La nourriture est portée et
préparée pour vous par le cuisinier accompagnant. Une
tente pour les toilettes sera également plantée à chaque
arrêt. En optant pour la tente vous gérer votre temps
comme bon vous semble.
Si vous faites un trek en groupe, dormir sous la tente
peut se révéler être un excellent moyen de se rapprocher
des gens avec qui vous voyager. Seul ou en couple se sera
un moment privilégié pour vous retrouver. Vous pouvez
également choisir ce que vous désirez manger et à quel
moment. Et pourquoi pas changer de cuisinier si l’envie
vous prend ? Rien d’étonnant à cela ! Pour la plupart des
randonneurs, l’estomac est l’organe du corps le plus
important. Pour résumer dormir sous la tente c’est être au
plus près de la nature sans les désagréments imprévisibles
d’une nuit à la belle étoile ( la pluie par exemple).
Un trek réalisé en auberge implique de séjourner dans des
« tea houses » tout au long du parcours. Sur les parcours
classiques chaque arrêt prévu offre la possibilité d’une
nuitée. Les auberges sont généralement habituées à
accueillir des touristes occidentaux. Dans la plus part
des cas les lits sont confortables ce qui est un plus,
mais les toilettes généralement éloignées. L’atmosphère
est en générale conviviale mais durant la haute saison les
lieux sont rapidement bondés. Ce qui engendre des délais
en cuisine et une attente certaine pour les repas.
Tout le monde n’attend pas la même chose d’un trek, Sur
les conseils de clients nous avons fait évoluer notre
formule de trek en auberge. Nous vous proposons un guide,
des porteurs, une nuitée en auberge incluant le petit
déjeuner, le « permis de trekking » ainsi que les
transports par la route et/ou aériens au point de départ
et d ‘arrivé de votre parcours. Reste à votre charge le
déjeuner et le dîner. En fait dans toutes les régions
traversées, manger à l’auberge est bien vu. Le prix des
nuitées étant minime il est nécessaire que les
propriétaires cherchent une autre source de revenu. Sans
repas plus d’auberge. Ne pas manger à votre « Tea house »
met votre guide dans une position délicate. Pour finir un
dernier mot : Le prix de la nourriture et des boissons (en
particulier les bouteilles) grimpent avec l’altitude.
Ayant suivi le même chemin que vous, leur acheminement a
un coût. De plus ne soyez pas trop exigeant sur le prix
d’une nuit en auberge de toute manière plus accessible
qu’un coca à 5000m.
A quel moment partir
?
Bien sur, la saison touristique connaît des pics ! Les
mois allant de Septembre à décembre ainsi que de mars à
mai vous permettent de marcher dans des conditions idéales.
Montagnes ensoleillées, vues dégagées. Ces mois sont par
conséquent très demandés. Cependant la montagne se
parcourt à toute saison. Certains préfèrerons aux mois
cléments des températures plus vives et un climat
rigoureux. Un hiver neigeux pourra par exemple donner une
dimension nouvelle au paysage et modifier l’idée que vous
vous faîtes de la montagne. De plus et même en période de
mousson, certaines régions restent épargnées par la pluie
tel le Manang, les environs de Jomoson et le Mustang. Ces
sites restent spectaculaires à tout moment de l’année. La
mousson a une bien mauvaise réputation mais avouons le,
elle n’est pas si terrible. Les glissements de terrain et
les routes bloquées restent d’avantages liées aux
problèmes d’infrastructure qu’aux aléas du climat. Il
n’est pas difficile de les éviter. Alors qu ‘en est-il
réellement de la pluie ? Essentiellement nocturne, elles
laisse une large part au soleil en matinée, les levers de
soleil à cette saison sont magnifiques. De retour en
journée sous forme de bruine elle rend les pistes
glissantes mais en aucun cas impraticables. Les sangsues
par ailleurs présentent à cette saison en plaine
disparaissent avec l’altitude. Quelques précautions de
base vous permettront d’ailleurs de les éviter ou que vous
soyez. Pourquoi est il intéressant de trekker pendant la
mousson ? Parce que à cette saison le paysage est
incroyable, offrant une palette de couleurs et d’odeurs
inédites en hiver. Le contraste des forets tropicales et
des monts enneigés est saisissant. Les trekkeurs que vous
rencontrerez sur votre chemin en cette saison sont bien
souvent ouverts et complaisant. Ce sont des habitués.
La marche
Marcher dans les Himalayas c’est prendre le temps de poser
son regard sur toutes choses mais aussi d’adopter le
rythme de vie d’un pays bien différent du votre. Le mode
de vie des montagnes, les coutumes et les croyances des
communautés rencontrées seront une révélation.
Pas besoin d’être superman pour faire un trek. Vous
marcherez la plus part du temps entre trois et six heures
par jour. Une marche plus courte, lorsqu’elle est
planifiée, annonce une difficulté ou un stop forcé. A
certains seuils d’altitude il est conseillé de s’arrêter
pour s’habituer et éviter tout trouble ultérieurs. Une
forme physique convenable reste la seule exigence. Vous
n’aurez pas à porter de choses lourdes, juste un sac à dos
contenant vos affaires personnelles pour la journée. Il
est important que cette expérience ne se transforme pas en
chemin de croix et que le sac soit adapté. Il est
également recommandé que vos chaussures de marche soient
rodées. Si vous ne les avez jamais portées elle pourraient
être à l’origine d’un véritable cauchemar fait d’ampoules
et d’inflammations diverses… Si vous ne vous sentez pas
physiquement à l’aise pour soutenir le rythme du trek ,
vous pourrez chaque jour commencer à vous entraîner, un
mois avant le départ. Monter les escaliers ou partir en
ballade quand vous le pourrez constitueront un exercice
bien adapté.
Nourriture
L’eau et les légumes consommés durant le trek sont
stérilisés avec de l’iode et par conséquent surs. Nous
ferons de notre mieux pour répondre à toute demande
spécifique formulée avant le départ ou durant le trajet.
Quoiqu’il en soit, la quantité d’huile et d’épices entrant
dans la préparation des plats reste adaptée à votre goût.
Il est à noter que les formules en auberge ne comportent
qu’un petit déjeuner. Nous ne sommes pas responsables du
déjeuner ou du dîner que vous choisirez. Au regard du type
de formule que vous aurez choisi, il peut être intéressant
pour vous d’emporter des réserves personnelles de chocolat
ou fruits secs riches en sucres lents. Un complément
alimentaire d’amandes ou de noisettes pourra vous donner
un bon coup de fouet en cas de fatigue ou combler une
perte d’appétit passagère due à l’altitude.
Attribution du
personnel sur le terrain
Guide: En tant que professionnel il est accrédité
par le ministère du tourisme népalais. Il possède donc un
permis. Expérimenté, il a une bonne connaissance de la
montagne. Il juge des conditions climatiques et connaît
les pistes. Il partage la langue et les habitudes des
ethnies rencontrées. Il n’est cependant en aucun cas, et
ce point est assez important pour être souligné, un guide
culturel. Il ne pourra pas vous renseigner sur les
religions, coutumes ou faits historiques ayant trait aux
régions traversées. Si vous vous y prenez à l’avance, et
désirez recevoir des informations complémentaires, nous
vous conseillons de louer les services d’un guide culturel.
Guide de haute montagne et alpiniste: Présent sur les
ascensions difficiles nécessitant une cordée.
Sardar : Le boss. Responsable du bon déroulement de
votre trek. Il encadre également l’équipe accompagnante
sur place.
Cuisinier : Une des préoccupations principales en
haute montagne est d’ordre alimentaire et pour cause !
Randonner est fatiguant et demande une alimentation riche
et adaptée. De plus s’habituer à une nouvelle nourriture
exige du temps et l’adaptation peut s’avérer éprouvante
pour certains. Il est évident que tomber malade durant
votre trek est la dernière chose que vous souhaitiez.
C’est pourquoi nos cuisiniers sont habitués à préparer des
plats répondants aux standards de la cuisine occidentale.
Exigeants sur l’hygiène, ils sélectionnent des produits
frais et de qualité. Les menus font alterner spécialités
locales et nourriture occidentale.
Sherpa : Personne responsable du matériel (tentes
etc…) Gardien de nuit sur le campement il porte également
en cas de maladie ou d’accident les clients ou membres de
l’équipe vers le point médical le plus proche.
Commis : Ils aident le cuisinier dans la
préparation des plats. Ils apportent le thé et font le
service durant les repas. Ils sont en charge de la
vaisselle.
Les porteurs : Leur travail est éprouvant c’est
pourquoi nous sommes très attentifs à leur besoins. Leur
charge ne doit pas excéder 25 kg (équipement, tentes,
matériel de cuisine, affaires personnelles etc…) Les
porteurs sont souvent les parents pauvres des treks. Sous
informés sur les dangers d’hypothermie ils risquent
parfois leur vie. Soucieux de leur santé nous leur
fournissons des vêtements et chaussures chaudes ainsi que
des lunettes appropriées.
La totalité de notre personnel possède une couverture
médicale et une assurance santé.